revenu roman vie moi fond photos mort heureux musique message fille nuit cadeau voyage aimer voiture vie
Rubriques
>> Toutes les rubriques <<
· Le labyrinthe de la honte (42)
· Les textes de Georges Griebaum (6)
· Dessins (7)
· Malemort du Comtat, dessins, photos (16)
· J'aime (13)
· Les romans de Denis Nerincx (14)
· Téléphone (17)
· Avec la mort pour unique compagne. (10)
· Une tombe dans la garrigue (Modifié) (9)
· Zooki (7)
c'est ma mère qui l'a dessiné et moi qui l'ai colorié
Par Séverine Sileig, le 20.10.2014
magnifique vraiment il n'y a pas d'autres mots
Par Maïté, le 20.10.2014
sublime poème d'amour
Par Maïté, le 20.10.2014
superbes paroles, superbe chanson
Par Maïté, le 20.10.2014
j'adore
Par Maïté, le 20.10.2014
· Héroïne, Cocaïne
· SALUT L'AUTISTE, de Georges Griebaum ©
· Chapitre quatre : Pédophile!
· Chapitre cinq : Commissaire Schuller, brigade des moeurs.
· Chapitre deux : Une demande incongrue
· Suicides (euthanasie)
· Missive
· 42. C'est la fin
· Héroïne Cocaïne
· 7. A quoi penses-tu quand tu regardes les filles?
· 41. Le drame
· Chapitre six : Suivi psychologique
· 8. La justice selon Martin Schuller
· 25. Kilian tourne mal
· Notre amour
Date de création : 05.06.2014
Dernière mise à jour :
07.11.2014
161 articles
Le drame.
Le jour s’est levé (Téléphone)
Le jour s'est levé
Sur une étrange idée
Je crois que j'ai rêvé
Que ce soir je mourrais
Le jour s'est levé
Plein de perplexité
Si ce n'était pas un rêve
Qu'il faille s'en aller
S’en aller
Comme le jour avançait
En moi je pensais
Si ce n'était pas un rêve
J'ai tout à aimer
Quand le jour s'est couché
J'ai réalisé
Que ce n'était qu'une trêve
Dans ma réalité
Nous sommes ici pour croire
Rien d'autre à laisser croire
Croire que l'on meurt ce soir
Pour qui veux bien voir
Le voile est levé
Sur ma pauvreté
Qu'ai-je donc à garder
Qui ne sera soufflé
Oui, le voile est levé
Tout est si coloré
Qu'ai-je donc à donner
Qui ne sera soufflé
Nous sommes ici pour croire
Rien d'autre à laisser croire
Croire que l'on meurt ce soir
Et qu'il est déjà tard
Déjà tard
Mais pas trop tard
A toi de voir
A toi de croire
Le jour s'est levé
Sur cette étrange idée
La vie n'est qu'une journée
Et la mort qu'une nuit
La vie n'est ajournée
Que si la mort lui nuit
Le drame arriva durant les vacances de Pâques. Justin était venu dire au revoir à Kilian car il partait pour les États-Unis pendant quinze jours. Le jeune garçon attendait ce voyage avec impatience : c’était le cadeau d’anniversaire de son grand père pour ses seize ans !
- Je t’enverrai plein de cartes et des photos ! Et quand je reviendrai on visionnera les films sur ta télé ! Avait promis Justin la veille de son départ.
Au moment même Kilian était heureux pour son ami et même fier de connaître un garçon de son âge qui partait pour les États Unis ! Ce n’était pas chose courante dans le quartier !
Vers vingt-deux heures, Justin lui avait adressé un dernier coup de téléphone : l’embarquement était imminent. Les deux garçons s’étaient dits une dernière fois au revoir, sans se douter que c’était la dernière…
Vers 3 heures du matin, incapable de fermer l’œil, Kilian adressa un SMS à Michaël l’un des copains avec lesquels il avait fait les quatre cent coups. "Mik si tu ne dors pas, rendez vous au garage : j’ai pris les clés de la voiture de mon père !"
Kilian se rhabilla, descendit l’escalier en prenant bien soin de ne pas faire grincer les marches, enfila sa veste dans le noir complet, fouilla dans la poche de son père : les clés étaient bien là, pourvu qu’il y ait de l’essence dans la tire !
Le jeune garçon préféra ouvrir la fenêtre du rez de chaussée plutôt que la porte d’entrée qui risquait de faire du bruit et d’éveiller ses parents qui dormaient juste au dessus, et quitta l’appartement.
La nuit était douce. Il contempla le ciel et les étoiles et songea à Justin en train de voler tout là haut en direction de l’Amérique ! L’Amérique ! Le rêve ! Recommencer une nouvelle vie dans un aussi grand pays, où personne ne le connaîtrait, ne le traiterait de voyou, de pédophile ! Un pays où il aurait le droit de vivre, d’espérer, de rêver !
Kilian ressentait cette nuit un exceptionnel besoin de liberté ! Jamais encore il n’avait éprouvé ce genre de sentiment ! C’était presque inconsciemment qu’il avait décidé de faucher les clés de la voiture de son père et de s’offrir une petite virée nocturne ! Lui aussi avait besoin d’espace et à défaut de partir conquérir les Amériques comme son ami, il avait décidé de conquérir la route ! La route et peut être même l’autoroute toute proche, dont il pouvait voir les lumières depuis la fenêtre de sa chambre. Combien de fois ne s’était il pas surprit à rêver qu’il ferait bon de rouler à toute allure sur une autoroute déserte, la musique à fond dans une voiture! Combien de fois n’avait il pas emprunté à son insu la voiture de son père pour une petite escapade nocturne dans le quartier ! Il avait pourtant déjà failli se faire coincer le jour où il avait heurté une voiture en stationnement ! Le lendemain son père lui avait demandé des comptes mais l’affaire s’était heureusement arrêtée là ! Et le jour où il avait croisé deux voitures de flics coup sur coup! Heureusement qu’ils n’avaient pas prêté plus attention au conducteur de la vieille Renault Fuego qu’ils croisaient ! Que se serait-il passé s’ils avaient reconnu Kilian ? Le jeune garçon préférait ne pas y penser !
Il contourna le pâté de maisons et tomba nez à nez avec Michaël qui l’attendait déjà !
- J’ai reçu ton message ! C’est trop cool ! On va enfin remettre çà ! Ça faisait vachement longtemps ! J’avais fini par croire que tu avais peur !
Kilian haussa les épaules ! Peur ! De quoi aurait-il pu encore avoir peur après tout ce qu’il avait vécu ?
- J’étais avec Justin ! Il m’a dit que je ne devais pas…
- Oh envoie le au diable ton Justin ! Répliqua Michaël. Monsieur parfait a dit que tu ne pouvais pas emprunter la bagnole de papa et toi tu lui obéis au doigt et à l’œil ! Laisse-le un peu tomber et prends ton pied bordel ! Ce gars là ne sait pas ce que c’est que vivre et s’amuser !
- Je ne lui obéis pas ! Riposta Kilian un peu honteux de ressentir la sensation de trahir son ami. Et puis, mon père avait caché ses clés après nos deux dernières virées ! Mais maintenant comme ça fait longtemps, il a cru que je ne remettrais pas çà !
Le jeune garçon ouvrit la portière, s’installa au volant et déverrouilla la porte côté passager afin que son ami puisse prendre place à côté de lui. Michaël rigolait, comme d’habitude ! Michaël ne savait faire que rigoler et rechercher les sensations fortes.
Kilian mit le contact. Ses mains tremblèrent légèrement. Il déglutit difficilement : le visage d’Émilie s’imposa brutalement à lui tel qu’il l’avait vu lorsque la petite fille avait appris qu’il avait entrepris sa première virée nocturne et heurté un véhicule en stationnement !
"Ne refais plus ça Kilian ! Tu pourrais te tuer et j’en serais malheureuse toute ma vie ! Il y a d’autres moyens de t’amuser ! Pense à tes parents si la police devait leur téléphoner en pleine nuit pour leur annoncer que tu t’es tué en heurtant un pylône ou une voiture ! Je t’aime Kilian ! Ne fais pas l’idiot ! Attends que je grandisse, on se retrouvera… "
Kilian chassa le visage de sa petite amie et démarra en trombe. Michaël alluma l’autoradio et y enfonça une cassette de techno, puis tourna le bouton de volume à fond. Kilian s’en donnait à cœur joie, Michaël riait comme un fou à chaque fois que son ami prenait un tournant, dérapait, faisait grincer les pneus…
Au moment où Kilian changeait de vitesse, la musique changea également, c’était Capodastre, une musique de Shaoni, leur préférée à Justin et à lui.
- Ne fais surtout pas le con pendant que je ne serai pas là ! Je ne me le pardonnerais pas ! Avait murmuré Justin à son oreille avant de s’en aller.
Un soubresaut de colère fit tressaillir Kilian, « Ne fais pas le con, je ne me le pardonnerais pas ! » Facile à dire pour toi ! Toi tu es parti ! Toi tu as un avenir, tu n’es pas comme les autres jeunes du quartier ! Gronda Kilian en diminuant le volume.
- Qu’est ce que tu racontes ? Marmonna Michaël, mécontent que son ami ait baissé la musique, mais il oublia bien vite sa question ; Kilian semblait tout à coup se déchaîner, il appuya à fond sur l’accélérateur et Michaël, collé au siège fulminait de joie !
- Trop cooool ! Vas-y Kilian ! Plus vite ! Fonce…
Kilian remit la musique à fond, « Toi tu es parti ! Et tu es parti plus loin que tu ne l’imagines ! Même si tu reviens tu es parti loin de ce quartier pourri ! Toi tu as un avenir, une famille qui t’aime, tu seras heureux, tu te marieras, tu auras des enfants… Il n’y a rien pour moi sur cette Terre ! Hurla t’il soudain, et cette fois, Michaël prit peur ! Que lui arrivait-il tout à coup au paisible Kilian ?
- Et cool man ! Tenta-t-il en posant sa main sur le bras de son ami ! Mais Kilian rejeta violemment la main de Michaël et se remit à hurler pour lui tout seul en s’adressant à l’image de Justin qu’il voyait dans le pare brise.
- Il n’y a personne pour moi sur cette Terre ! Il n’y a personne pour moi et il n’y a rien pour moi ! Rien ! Rien ! Rien !
- Arrête ! Arrête ! Hurla Michaël terrorisé. Tu vas nous tuer, arrête…
CAPODASTRE de Shaoni
La chanson va bien avec le chapitreEcrire un commentaire