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c'est ma mère qui l'a dessiné et moi qui l'ai colorié
Par Séverine Sileig, le 20.10.2014
magnifique vraiment il n'y a pas d'autres mots
Par Maïté, le 20.10.2014
sublime poème d'amour
Par Maïté, le 20.10.2014
superbes paroles, superbe chanson
Par Maïté, le 20.10.2014
j'adore
Par Maïté, le 20.10.2014
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Date de création : 05.06.2014
Dernière mise à jour :
07.11.2014
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Pédophile !
Ne sachant que faire car il s’était rendu compte en redescendant que son ordinateur avait planté et qu’il n’avait aucune envie de recommencer tout le niveau de son jeu, Kilian se décida finalement lui aussi à sortir par la fenêtre. Sa mère ne revenait pas, elle avait dû encore une fois s’attarder ou rencontrer quelqu’un.
Lorsque Vonnick commençait à bavarder on ne savait jamais quand elle allait s’arrêter et Kilian n’avait aucune envie de passer toute sa journée de congé à attendre patiemment son retour.
L’adolescent sortit son vélo de la remise pour aller voir sur la plaine s’il ne trouvait pas un ou deux copains pour jouer au foot ou flâner dans le quartier, mais il était à peine sorti qu’une espèce de furie échevelée lui tomba dessus.
Kilian ne la reconnut pas tout de suite, mais réalisa qu’il s’agissait d’une femme. Elle se mit à le frapper, lui tirer les cheveux, lui donner des coups de pieds. Le jeune garçon ne comprit pas ce qui lui arrivait et ne réagit même pas, pas plus qu’il ne se défendit.
La femme déchaînée continua à hurler.
- Crapule ! Ordure ! Pédophile ! Violeur ! Tu as violé ma fille, salaud ! Gamin de merde! Pourriture ! Et de frapper de plus belle.
Les mots pénétrèrent dans son crâne sans que Kilian n’en comprenne la signification, mais pourquoi disait elle cela ?
Il réalisa enfin qu’il s’agissait de Nolwenn, la mère de Meghann et Tugdual. Derrière elle, se trouvait un autre voisin Pablo, le père de son copain Orlando. Ce dernier se tenait en arrière et ricanait doucement, jouissant de la scène avec délectation, tandis que son père brandissait le poing en direction de Kilian. Alertés par le bruit et les cris, d’autres voisins se massèrent à leurs fenêtres. Toutes celles du quartier s’ouvrirent toutes les unes après les autres. Certains voisins sortirent. Des hommes qui rentraient du travail et des femmes revenant des commissions s’arrêtèrent avides de sensations. Kilian entendit Pablo affirmer d’un ton entendu aux curieux qui s’agglutinaient.
- Il a violé la petite Meghann, elle avait sa petite culotte pleine de sperme ! Il a violé la petite de Nolwenn ! Mais cela lui paraissait tellement absurde…
Il continua à se laisser faire mollement, tandis qu’une véritable foule s’était amassée autour des deux protagonistes et hurlait.
- Pédophile ! Espèce de monstre ! Pervers ! Voyou! Ta place est en prison, il faut appeler la police ! Encourageant Nolwenn à continuer à frapper le garçon.
Morgan, le voisin d’en face sortit de chez lui alerté par le bruit. Son sang ne fit qu’un tour en voyant Nolwenn transformée en furie frapper Kilian qui se laissait faire sans même songer à se protéger et dont le sang commençait à couler, du nez, de la lèvre… et surtout en constatant que les badauds au lieu d’essayer d’intervenir préféraient conspuer le jeune garçon et inciter la femme à continuer à frapper ! Il se jeta courageusement dans la bagarre et empêcha Nolwenn de continuer à le frapper.
- Tu vas le tuer ! Arrête !
- Il a violé ma fille ! Il a violé Meghann, ce malade ! Ma petite fille ! Il a détruit sa vie ! Lâche-moi ! Laisse-moi le tuer ! C’est un violeur, un pédophile ! Un malade sexuel...
Je ne sais pas ce qui s’est passé, moi je rentre du boulot je n’étais pas là et je ne me permets pas de juger, mais quoi qu’il ait fait, ce n’est qu’un enfant lui aussi, et tu n’as pas le droit de le frapper ainsi ! Si tu es persuadée qu’il a fait du mal à ta fille appelle la police, mais tu n’as pas le droit de te faire justice toi même !
Morgan était déménageur, et lui-même père de trois garçons dont l’aîné avait l’âge de Kilian et jouait quelquefois au football avec lui sur la plaine. Morgan avait lui-même connu une enfance extrêmement difficile auprès de parents alcooliques et d’un père, en particulier, terriblement violent. Il avait failli mal tourner au cours de son adolescence et même par la suite : violences, dégradations, beuveries qui tournaient mal, vols, coups et blessures... son parcours ressemblait à celui de Kilian... et s’était terminé en prison ! C’est là qu’il avait pris conscience de sa déchéance, et du fait que s’il ne se reprenait pas très vite il infligerait à sa femme et à ses enfants la même vie que son père leur avait infligé à sa mère, son frère, sa sœur et lui-même. Depuis il était devenu un type bien, montré du doigt uniquement par les flics, qui eux, n’acceptaient pas d’oublier...
Finalement, Nolwenn accepta de se laisser calmer par Morgan et de rentrer chez elle avec ses enfants, au grand désappointement des voisins qui espéraient un fait divers un peu plus croustillant à se mettre sous la dent…
La Cité Kerfontaint retrouva un semblant de calme et les voisins se dissipèrent peu à peu, même si quelques groupes subsistaient de part et d’autre pour commenter diversement l’événement.
Kilian aussi rentra chez lui. Il ne se sentait pas bien du tout. Il tremblait sur ses jambes et avait mal au ventre. Il n’avait plus du tout envie d’aller se balader à vélo dans le quartier ni d’aller jouer au football sur la plaine.
Quand elle rentra avec ses deux plus jeunes enfants, heureusement sans avoir croisé de voisins, Vonnick trouva son fils bien pâle et exceptionnellement calme. Ne se doutant de rien, la jeune femme interrogea son fils, craignant qu’il ne soit malade.
Je vais te donner un thermomètre pour prendre ta température, tu n’as vraiment pas l’air dans ton assiette.
- Non, ça va ! Je vais bien je t’assure. Je crois que j’ai trop joué à l’ordinateur…